Le livre de Y'OUT


ÉMERGENCE

Carnet de pèlerinage d'une conscience



PROLOGUE


                                                                                 I                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                       

Je suis né de l'union féconde d'un couple de Sapiens et de cela j'en suis certain car il n'y avait plus de Néandertaliens à l'époque. En gros je me situe entre la ballerine – danse classique- et le troisième pilier centre -rugby à XV- ceci pour vous donner une idée.

Si tout se joue avant 6 ans alors les 6 premières années de ma vie je les ai passées loin de ma tribu d'origine dans de magnifiques paysages, enfin je pense, de ce joli pays qu'est la Suisse.

Imaginez Heidi sans son grand-père et laissez tomber la petite maison dans la prairie.

Bon, après, pas grand chose de croustillant et là j'arrive autour de mes 20 ans. A 20 ans j'ai un problème enfin je crois.

Il va me falloir faire un choix. Normal, jeune adulte et patati et patata. Sauf que, ne faisant rien comme tout le monde, mon choix est d'un tout autre genre.


Psychotique ou névrotique franchement ce n'est pas, mais pas du tout pareil. Vous vous voyez vous devoir choisir entre, être, devenir, être en devenir, schizophrène ou dépressif. Pas simple, par moment j'avais une petite voix intérieure qui me disait que le monde était rempli de vilains méchants pas gentils du tout ; super j'ai trouvé je suis psychotique et à d'autres moments, moi pas terrible, personne ne m'aime, bouh, enfin fatigué de réfléchir, vais me coucher. Conclusion : dépressif.

Non, si, je ne sais pas trop, mais pas simple.

Puis, un jour, boum, un éclair de lucidité. Vous savez comme saint Paul sur le chemin de Damas, enfin l' handicap en moins. C'est quand même couillon de recevoir la lumière et du même coup de devenir aveugle. Il doit y avoir un truc que je n'ai pas compris, concernant saint Paul bien sûr, pas me concernant.

Car moi ça y est je sais. Ouf, je l'ai échappé belle.


En fait je suis, serai, un observateur contemplatif. Super, j'observe, je contemple c'est assez reposant, cool.

Cela a quelques inconvénients au nombre desquels comment subvenir à ses besoins. Moine mendiant en Occident c'est un truc à vous faire passer de vie à trépas en un clin d'oeil. Devenir SDF, bof ! Peux mieux faire.

Il n'y a donc pas que des avantages à vouloir devenir, quand je serai grand, observateur contemplatif.


Cela me rappelle une anecdote lors d'un entretien avec un banquier.

Bon, ben, cher Monsieur nous ne sommes pas là pour financer des hobbies.

Ah bon, pourquoi ? J'ai dû mal m'expliquer...


Etre un petit observateur contemplatif. Observer quoi, contempler quoi. That's the question ?

Vous, moi, le monde...

Procédons par ordre. Délimitons un contour : l'observation du monde du sapiens.

Je sélectionne les critères suivants :

  • économie/finance
  • écosystème/matière première
  • géopolitique
  • et pour le fun un tas de trucs en rapport avec la science.

Sans rire, la science au sens large, c'est très instructif. Prix Nobel de physique 2018? Gérard MOUROU. Un Français, sujet d'étude, la physique des Lasers. Il va vous falloir fact checker, chers lecteurs, mais il me semble avoir lu quelque part que d'après ce scientifique le problème lié aux déchets radioactifs de nos centrales nucléaires ne serait bientôt plus qu'un lointain souvenir. De la radioactivité dans les déchets, que nenni, en 1h à peine pshitt ! plus rien. Mais enfin Lisette atterrissez je ne parle pas de vous.

Vous me mettrez deux centrales de plus, super on pourra s'éclairer dans 20 ans.


Bon, revenons à nos moutons et là ça se complique car il va me falloir sélectionner pour tous ces critères des sources fiables.

D'abord éliminer les médias mainstream. Biscotte on est en plein dans le storytelling. A force de contempler j'ai au moins appris une chose, chaque région du monde à sa propre histoire, toute bien proprette à raconter à ses masses laborieuses. Donc exit les médias mainstream.

Pour faire court, une bonne source c'est, des faits au plus proche de la réalité et une bonne articulation entre ces faits. Ma logique de petit observateur contemplatif est la suivante,

des faits et une bonne articulation entre les faits cela donne....une dynamique et une dynamique cela se prolonge en..... une perspective. Donc si vous avez suivi je connais l'avenir. Mais, si, forcément.

Il y a obligatoirement au départ de la sélection des sources un biais cognitif, mais année après année soit ma perspective est dans la même courbe que la dynamique du moment ou je me suis planté dans la sélection des sources, CQFD.

Bon, c'est un peu plus complexe mais en gros c'est ça. Le temps est mon seul juge. Donc au bout de 40 ans je fais risette à Mme Irma et sa boule de cristal.


Arrivé à ce stade j'ai une bonne et plein de mauvaises nouvelles. Rassurez-vous je plaisante, quoique ! Par où voulez-vous que je commence ?

La bonne, les mauvaises il va falloir vous décider.

La bonne, ok, la bonne.

La bonne nouvelle c'est … que je suis de bonne humeur et que mon moral est au top. Je suis certain que vous êtes content pour moi. J'ai aussi une bonne nouvelle pour vous, this is not the end my friend mais bon on verra pourquoi un peu plus loin. Savoir attendre, imaginer, fantasmer que du bonheur.

Les mauvaises nouvelles ? là aussi je vais faire court. En gros, à la louche, taillé grossièrement à la serpe pour notre civilisation voire pour l'espèce sapiens ça sent le sapin. Pas celui de Noêl malheureusement. Ma conclusion sur le sujet est assez proche du rapport MEADOWS et malgré ses lacunes et ses imperfections le modèle world3 reste encore aujourd'hui tout à fait pertinent.

Ce qui m'a tout au long de ces années le plus marqué ce n'est pas tant la dynamique que j'ai découverte, que la manifeste impuissance de notre espèce à la contrecarrer. Il y a là comme une fatalité, quelque chose d'irrésistible, une inertie peut être ?


J'avoue que le petit observateur contemplatif que je suis n'a pas de réponse sur ce sujet mais c'est un fait, depuis des décennies je vois se construire un mur de fin de course et rien ni personne semble pouvoir faire quelque chose.

Bref : « Hier nous étions au bord de l'abîme, Aujourd'hui nous avons fait un grand pas en avant. »

Maréchal Mac Mahon # à fact checker#


                                                                                                                                                   II


Mes petits Observateurs Contemplatifs, je ne sais pas vous, mais arrivé à ce stade de l'enquête je bug.

Donc, je bug.

Entendu quelque part ;

Au restaurant – Qu'est-ce que je vous sers ?

Pas les "cojones" ça fait trop mal.

Oui, je sais c'est notre drame. Quelque soit l'époque et l'histoire que l'on nous sert cela fini toujours pas nous faire souffrir ; ça fait frémir, il faut savoir dire Stop, Oh ! Lisette !

Donc je dis stop. Il me faut réfléchir. Trop dur la life. Que faire ?

Les possibilités d'action ne sont pas aussi nombreuses que l'on pourrait penser.


Première possibilité, je joue les globe-trotter afin d'ouvrir les consciences, séminaires, livres... Ok, c'est une option mais il-y-a des personnalités qui font cela très bien avec une érudition que je n'ai pas, dois-je vous rappeler que je ne suis qu'un petit Observateur Contemplatif. Jouer les Cassandres c'est très compliqué quand bien même vous avez les qualifications requises.


Deuxième possibilité, je ré-oriente ma vie afin d'être en accord avec mes réflexions/déductions. Style, un petit troupeau de chèvres, une yourte, un poêle à bois, sans oublier les toilettes sèches au fond de la prairie. Pourquoi les toilettes sèches ? Je n'en sais rien mais il semble que cela fait partie du Pack.

Pour moi là ce n'est pas possible. Trop vieux peut-être, trop habitué à un autre mode de vie. Donc c'est Niet et puis un p'tit gigot d'agneau de pré-salé, élevé sous la mère c'est trop bon. Oui c'est trop horrible, rien que l'image du p'tit agneau sans oublier la bergère, elle est gironde la bergère, non ?


Ne vous y trompez pas j'ai beaucoup d'estime et un très grand respect pour celles et ceux inscrits dans ces deux engagements. Il faut du courage et une grande abnégation et cela pour des résultats souvent décevants. La "Bio-Mass" Sapiens dans son ensemble est décourageante.

De plus, comme je l'ai écrit plus haut, la dynamique semble être irrésistible, donc que faire ?

Je sais je me répète.

Il est temps pour moi de revenir au stade des petites Observations Contemplatives.


                                                                                                                                                      III

Mes chers petits Observateurs Contemplatifs j'ai depuis un certain temps une impression bizarre. Comment dire ou plutôt comment vous l'écrire ?

J'ai l'impression qu'arrivé à un certain stade de l'évolution, une espèce doit vivre une rupture.

Quelle rupture ? Là encore c'est la question.

Prenons un exemple : toutes les civilisations qui nous ont précédés, j'ai bien écrit toutes, ont suivi la même trajectoire. Typiquement une courbe de Gauss.

La Loi Normale est-ce normal ? Dans l'absolu je pense que non, enfin en ce qui concerne les civilisations elle ne devrait pas s'appliquer.

Dans le relatif, pour notre espèce, c'est manifestement le cas. Alors pourquoi ?


Après avoir analysé, dans un premier segment de vie, la trajectoire dynamique du sapiens en terme d'avenir de l'espèce, j'ai dans un deuxième segment de vie analysé qui nous étions à titre individuel.

Pour ce faire, je pense pouvoir dire que je suis allé à peu près partout. J'ai visité des civilisations du passé, rendu visite aux fauteurs de troubles, aux objecteurs de conscience. J'ai rendu visite à ceux, plus rares, qui joignent le geste à la parole, qui vivent différemment de leur époque, éloignés qu'ils sont de la doxa.

Sur mon chemin j'ai rencontré les philosophes, les psychologues, les sociologues, les experts es sciences de toutes sortes, rien nada tous ces gens ne m'ont été d'aucune aide. Certes, par instants, la pensée est fulgurante, le trait de génie vous émerveille.


Malheureusement, toutes ses tribulations intellectuelles aussi intéressantes soient-elles n'ont absolument rien changé à ce que nous sommes aujourd'hui dans notre destinée. A quoi peut bien servir la compréhension, la fulgurance si nos interprétations, nos dynamiques individuelles et collectives restent identiques et nous entraînent toujours plus loin vers l'abîme.

Quand je repense à tous ces "ogues" à tous ces "iques" je sur-impressionne "riz de veau" un truc blanc avec des méandres, flasque, dont le goût est dans la sauce. Ceci écrit, bien cuisiné c'est très bon.

Vous voulez un autre Président, une autre politique. Vous constatez qu'il y a un système dans lequel certains se "gavent" et que d'autres en sont exclus. Vous rêvez d'un autre relationnel entre nous.

Vous vous engagez dans telle cause et vous pensez que vous avez raison et que forcément les autres ont tort.

Figurez vous qu'à une époque certains hommes voulaient changer de chef de tribu, se trouvaient exclus du groupe et que d'autres partaient ailleurs voir si l'herbe n'était pas plus verte.


C'est quoi le problème ?


L'homme se perd de trop penser. Il oublie que sa réflexion reste le fruit du mental et que son origine prend sa source dans un espace dont il interprète le contour comme le contenu d'une manière identique depuis qu'il est homme.

En gros, la façon dont notre espèce analyse et interprète l'espace dans lequel va s'inscrire sa vie. Espace dans lequel nous trouvons, tous, les mêmes éléments à savoir : un environnement, les autres, nous et ce qui semble être une durée.

Un espace limité, une ligne de vie temporaire, une dynamique de survie enfin un jeu unique qui se déploie dans un rapport de force

Chouette j'ai décidé de continuer.


                                                                                                             IV

Mes chers petits observateurs contemplatifs il est présentement temps d'aller à l'essentiel et de résumer.

Mon, notre dilemme :

« Ou bien la Nature est close à nos exigences d'avenir : et alors la Pensée, fruit de millions d'années d'effort, étouffe mort-née dans un Univers absurde, avortant sur lui-même.

Ou bien une ouverture existe, de la sur-âme au-dessus de nos âmes ; mais alors cette issue, pour que nous consentions à nous y engager, doit s'ouvrir sans restrictions sur des espaces psychiques que rien ne limite, dans un Univers auquel nous puissions éperdument nous fier. »

TEILHARD DE CHARDIN Le Phénomène humain


Une synthèse parfaite, une écriture sublime, what else ?


J'ai une chienne à qui il arrive d'aller chercher une croquette puis pour une raison qui m'échappe s'en va, balance la croquette en l'air, voit où elle retombe et là, arrêt sur image, elle bug.

Elle ne bouge plus, fixe de son regard la croquette, transformée en statue, en attente.

En attente de quoi ? Perso. je n'ai encore jamais vu la croquette se barrer à toute vitesse et ma chienne lui courir après.


Et bien il m'est arrivé la même chose. Je vous rassure pas avec une croquette. Là, devant moi un homme d'un certain âge, la barbichette grisonnante, tenant dans ses deux mains un grand bâton noueux. Au loin, grandiose la chaîne de l'Himalaya, ça et là des petits chapeaux de paille bougeaient dodelinant au dessus de la rizière. Des nains peut être ?

L'homme ouvrit la bouche et ce qu'il dit me laissa bouche bée, en arrêt.

Depuis longtemps j'avais une pelote de ficelle dont je ne voyais pas le bout, j'étais à bout. Mais où est ce fichu bout sur lequel je vais pouvoir commencer à tirer ?

Je l'ai ! m'écriais-je, car vous savez quoi, j'aime les choses simples.

Coup de grisou, évidence. Ne jamais, jamais oublier le point de départ. Si j'ai un doute sur le chemin à emprunter alors je reviens à lui.


« Quand la conscience apparaît le monde apparaît. » dit il.


Point.

Un point c'est tout.

Vive le maître.

La rupture, je le subodore, trouvera sa source dans et par la conscience. Nous sommes passés à coté, il n'y a pas eu d'arrêt sur image. Colossale erreur.

Porte de sortie et prison à la fois, nous vivons prisonniers depuis 200000 ans et nous avons zappé la porte de sortie.

Je tire sur le petit bout de la ficelle.

Quand la conscience apparaît le monde apparaît.

premier problème le monde qui apparaît, apparaît comme une évidence, une réalité existentielle unique. La question de savoir si un autre monde aurait tout aussi bien pu apparaître à ma conscience en lieu et place de celui-ci. Hors sujet. Ce monde là c'est le mien, je saute dedans youp la boum !. Après cela devient compliqué de revenir en arrière tant le jeu est prenant.

Ce monde qui apparaît comme une évidence, je vais l'appeler "espace temps" et la durée du jeu " notre " ligne de vie".


Je déroule ma pelote, je poursuis.


Je ne sais pas vraiment ce qu'est cette conscience en définitive. Par contre ce que je sais en revanche c'est ce que j'y trouve. Cet Univers, cet Espace Temps et un « je suis » qui observe, qui déambule, bref un petit observateur contemplatif.

Temps d'une pose cigarette et je résume.

Un dilemme, celui de TEILHARD de CHARDIN, une constatation, quand la conscience apparaît le monde apparaît, une dynamique unique et pour tout un chacun, rendre permanent ce qui n'est que provisoire.

C'est bien dans ce rapport de force là que se joue notre survie, tout faire pour que devienne permanent ce qui n'est que provisoire. Notre ligne de vie, notre jeunesse, une belle histoire d'Amour, la permanence à nos cotés des êtres qui nous sont chers, mais également le chaud quand il fait froid , le froid quand il fait chaud.

Nous étions des chasseurs-cueilleurs et nous sommes devenus des agriculteurs-éleveurs, pour la même raison.

Pour mémoire et dans un tout autre registre je vous signale au passage que "l'american way of live" n'est pas négociable et tant pis pour ceux qui « crèvent la dalle ». Un p'tit bonjour aux comiques.


Soit heureux un instant cet instant c'est ta vie. Respire.


Bon si je tentais un truc, style je purge ma conscience de cette observation initiale. Exit l'espace temps, un ballast que l'on vide de son eau voilà ma conscience.

Mais est-ce seulement possible ? S'écrièrent en choeur les comiques à qui j'ai dit bonjour il n'y a pas si longtemps et afin d'enfoncer le clou ils ajoutèrent : tout ça pour se retrouver dans la vacuité, une vacuité forcément stérile.

Peut être mais qui ne tente rien n'a rien. Vous savez ce genre de chose que l'on dit avant de se faire piquer la main dans le pot de confiture ou ailleurs pour les plus grands.


Résultat des courses, la vacuité n'est pas stérile, elle est au contraire très féconde. Au bout du chemin c'est l' Extase.

Purgez votre conscience de l'Espace Temps et vous vous retrouvez Hors Espace Temps avec tout plein d'informations exotiques.

La première d'entre elles c'est qu'il n'y a pas de répit pour les braves.

Je me sais, sans ambiguïté possible, sans commencement ni fin.

Je me comprends comme un être multidimensionnel.

Ma conscience accède à ces espaces et progresse à travers eux.

ça c'est le Top du Top.


Très sérieusement la rupture elle est là, l'avenir de notre espèce il est là.

Elle réside tout entier dans cette "prise de conscience".

Pour être encore plus clair il n'y aura pas d'avenir pour le sapiens sans cette rupture.


L'humanité ne progresse pas car, et notez bien ceci petit observateur contemplatif, notez le en gras, en rouge et en majuscule :

Nous en sommes restés au stade des croyances et donc de l'espérance.

Je crois et j'espère et cela se termine par : je désespère de ne plus croire en rien. La boucle est bouclée.


                                                                                                                                    V

Le deal, comment passer :

de l'espérance à l'expérience

de la croyance à la connaissance ?


C'est le deal de la plupart des grandes traditions spirituelles à leur origine et force est de constater, après un bref état des lieux, qu'elles ont pour le moment échoué. Pourquoi ?

Certaines ont perdu en cours de route le message initial :

je suis de même nature que (Le Père, Dieu , le Tout....) à savoir qu'il y a en tout être humain une part non corruptible, sans commencement ni fin etc.

L'impossibilité totale, incontournable de faire la preuve. C'est et croyez bien que je le regrette tout simplement impossible pour moi ou pour quiconque de vous apporter la preuve de votre éternité et du fait que tout ne va pas s'éteindre après votre mort dans l'espace temps.


Il reste une seule possibilité : apprendre, devenir la preuve, vivre l'expérience, acquérir la connaissance, sublimer la rupture.

IL y a un Avant et un Après.

Sauf que c'est « coton » et là je ne puis donner tort aux comiques, purger la conscience de l'Espace Temps ce n'est pas chose aisée.

D'ailleurs c'est tellement compliqué que nombreux sont les sapiens à faire un tas de truc sans comprendre que c'est pour atteindre cet objectif. Par contre ils savent que c'est hyper dur, le détachement, le non désir, le non jugement. Quand au dépouillement je ne vous en parle même pas. Vous me direz l'important c'est de vivre en pleine conscience, n'est-il pas ?

Pleine conscience de quoi ? Taisez vous les comiques.


Dans tout les cas c'est hyper, hyper compliqué. Nous ne sommes pas tous "taillés" pour aller vivre 40 jours dans le désert à ne manger que des dattes, méditer dans une grotte au fin fond de l'Himalaya en ne buvant que du lait de yack, commencer une vie de moine errant.

Tous ces saints hommes sont extraordinaires et je suis prêt à concevoir que leurs méditations/prières ont très certainement un impact positif dans la destinée de notre espèce.

L'amour que l'on porte aux autres aussi mais bon soyons réalistes, si l'on en reste là pour accéder à la rupture je vous assure que ça va être "chaud patate".


                                                                                                                                                      VI

le Petit Observateur Contemplatif que je suis va très certainement employer dans un certain nombre de paraphes des termes employés par la tradition chrétienne. Il vous appartient si tel n'est pas votre tradition de les remplacer par d'autres, l'important c'est de comprendre le sens général.

L'état d'esprit est le suivant :

Père John Martin donnez à Dieu le nom que vous voulez

car l'utiliser (ou celui de Jésus) comporte une signification trop précise, limitante. On peut évoquer l'Unité, le Déploiement, la Plénitude. « il y a une infinité de mots que nous pouvons utiliser pour Dieu. Chaque personne a son expérience du divin. Elle peut trouver le mot qui fait sens pour elle, sans jamais l'envisager comme un absolu. »

Râmdas carnet de pèlerinage

« Vous pouvez donner à Dieu n'importe quel nom : Râma, Shiva ou tout autre qui vous est cher. Le Nom, en Soi-même, est Brahman. »


Avez vous déjà vu comment un artiste peintre construit le tableau de son futur chef d'oeuvre ?

Non, dommage car c'est un peu ce que je fais dans ce prologue.

Quand mes filles étaient encore...toutes petites et si d'aventure elles voulaient obtenir quelque chose de moi cela commençait invariablement par « oh ! grand astre lumineux, étoile parmi les étoiles... »

Ne jamais hésiter à en faire trop.

Donc mon chef d'oeuvre en cours j'y reviens.


Bien comprendre le sens, la logique, la cohérence de cette logique, ainsi vais je vous poser chers Observateurs Contemplatifs deux questions :

la première : croyez vous que vous êtes de même nature que le Père (Dieu, le Tout etc.) sans commencement ni fin ? En un mot, croyez vous que vous ne mourrez pas ?

la seconde : si vous étiez certains - pour l'avoir vécu, expérimenté - de la nature multidimensionnelle de votre être cela changerait-il votre manière de vivre, de vous comporter dans votre vie de tous les jours dans l'espace temps ?


Bien s'imprégner de la deuxième question et y réfléchir.

J'ai, tout au long de ces années, posé ces deux questions à un certain nombre de mes interlocuteurs.

En ce qui concerne la réponse à la première question, les réponses ont été mitigées. En gros il y eut des oui et des non, no surprise.

En ce qui concerne la deuxième les réponses ont été oui à 80%.


                                                                  VII

Ainsi donc, mes chers petits observateurs contemplatifs, nous sommes d'accord.

Vivre l'expérience de notre nature multidimensionnelle, avoir la connaissance de cet « immortalité de l'être » c'est une grande joie qui change tout. Si vous voulez vraiment savoir pourquoi allez lire ou relire la partie sur les E.H.E du livre de Neale Donald Walsch – Conversations avec Dieu, tome 3- ou faîtes preuve d'imagination.

La rupture est là, car elle change définitivement la conscience d'être de ce que nous sommes et le cours de notre destinée à titre individuel mais aussi en tant qu'espèce.

Répondre oui à la seconde question rend incontournable l'obligation que nous avons d'apporter une réponse définitive à la première du fait même de ses conséquences.


Comme, petits observateurs contemplatifs vous êtes des E.H.E en puissance, de futurs grands humains, il vous suffit de sauter le pas.

Osez sauter le pas qui vous permettra de répondre oui à la première question.

Comment faire ?


Chouette j'ai la réponse.

C'est incroyable, irrésistible je suis, la réponse j'ai, YODA est mon maître. Bientôt maîtriser la force toi aussi tu sauras, parmi les étoiles et les mondes tu voyageras, heureux tu peux être... de m'avoir rencontrer. Youpi !


Aie confiance... crois en moi

https://www.youtube.com/watch?v=2gflQEF1WQU&start_radio=1&list=RD2gflQEF1WQU


Après cet intermède musical, la réponse donc je te donne.

Dans les faits tu as trois possibilités pour passer de la croyance à la connaissance, de l'espérance à l'expérience afin de vivre la rupture qui mène à l'éveil.

En tout premier lieu, tu as la méthode traditionnelle, devenir moine ou moniale. C'est l'engagement de toute une vie, un dévouement sans concession mais aussi un apprentissage de chaque instant.

Déjà, animé d'une flamme intérieure, l'être qui s'inscrit dans cette démarche n'aura de cesse de la faire grandir, la flamme devient feu, le feu incendie, l'ego se consume dans tant d'Amour.

Tout part du Cœur, tout revient à Lui.


En second lieu, tu peux avoir la chance, enfin la chance, de vivre une expérience de mort imminente, EMI pour les intimes, "La preuve du paradis"* comme l'a si bien écrit le docteur Eben ALEXANDER. Tous ceux qui ont vécu l'expérience en sont sortis transformés, portant un tout autre regard sur soi et le monde qui nous entoure.

Rupture.

Ceci écrit ? je te déconseille de jeter ta voiture contre un arbre, car l'expérience de l'EMI n'est pas garantie. Ce serait couillon de rester estropié à vie. Mauvais Karma peut être.


Enfin. il y a la sortie hors du corps, SHC pour les mêmes intimes que précédemment. Personnellement je préfère, Out Body Expérience -OBE- et mettre l'accent sur l'expérience hors du corps plutôt que sur la sortie elle même.

Etre inscrit dans une démarche spirituelle ou pas, n'a aucune conséquence pour vivre une OBE. Déjà, à l'époque, le Dr. Raymond MOODY avait bien mis en évidence que les personnes qui avaient vécu une EMI étaient de confessions différentes voire n'en avaient pas.

Un grand, grand bémol toutefois : si ta démarche est plus spirituelle que religieuse alors cela fait une grande différence à la fois pour être amené à vivre l'expérience d'une part et dans le contenu des expériences que tu vivras d'autres part.

Agnostique avant de vivre des OBE conscientes, William BUHLMAN dont je vous conseille de lire le livre " Voyage au-delà du corps", a définitivement revu sa position en ce qui concerne la spiritualité.



Tous les chemins mènent à … à toi de décider.



Métamorphose

 Il était une fois un petit poisson accroché à un hameçon. Seul son corps pouvait remuer au bout de la ligne. « Est-ce cela que l'on appelle la vie ? » Pensait-il. C'est l'histoire d'un petit poisson triste dans une eau sans lumière.


Un jour l'hameçon disparut. Il n'avait rien fait pour cela. C'était ainsi, voilà tout. « Où aller ? » Se demanda-t-il. « Il n'y a rien autour de moi qui semble vivant » C'est l'histoire d'un petit poisson qui nage dans une eau sans vie. Un jour croisant sa route il aperçut un rayon de lumière. Il n'avait rien fait pour cela .


C'était ainsi, voilà tout. « Je vais suivre ce rayon de lumière » se dit-il C'est l'histoire d'un petit poisson qui nage vers la lumière. « Sauter hors de l'eau pour suivre ce rayon de soleil est-ce seulement possible ? » Un jour il eut beaucoup de courage, il dut faire preuve de beaucoup de force mais il sauta hors de l'eau.


Il avait tout fait pour que cela arrive, voilà tout. « est-ce possible qu'il-y-ait un monde aussi beau, la vie est-elle là ? » C'est l'histoire d'un petit poisson qui vole dans la lumière. Un jour il décida de ne plus retomber dans les eaux grises et sans vie. Cela ne s'est pas fait comme ça. Il se devait de le faire, voilà tout.


Aujourd'hui le petit poisson est devenu un oiseau paré de jolies couleurs. De découverte en découverte il vole émerveillé par la vie.

Un jour il se demande « puis-je faire UN avec la Lumière ? » Ce jour là arrive. Cela doit se faire, voilà tout